VIVRE et pas simplement exister.

VIVRE  et pas simplement exister.

Concours de poésie 2014

                                                         Concours de poésie

 

A  la demande d'un élève nous reconduisons  cette année notre concours de poésie. Dans cette optique, afin d'enrichir nos possibilités d'écriture, nous avons comme à l'accoutumée lu et écouté de nombreux poèmes, en avons étudié quelques-uns  choisis dans un  large corpus offert par notre maîtresse et réunissant des textes  de poètes contemporains (Apollinaire, grand novateur de la poésie du XXeme,  Rimbaud, P Eluard, A Césaire, JP Siméon, Desnos...)

Nous avons réalisé de nombreux essais d'écriture cherchant encore et encore à nous  rapprocher des formes insolites,  inventives de la poésie contemporaine, nous libérant  du coup de celle prototypique, sorte de poème à la forme figée, assez fixe et régulière plus connue de beaucoup.

Nous avons compris que" tout poème est un objet sauvage, libertaire" et que si l'enseignant doit former les élèves à respecter les lois de la langue, il doit aussi leur donner la capacité à enfreindre ces lois pour aboutir à une parole libre pour soi- même.

 Mais  avant  que vous ne lisiez nos poèmes , nous vous livrons un essai de définition de la poésie écrit par Aragon, sorte de prélude - sensibilisation à cette conception  poétique , nouvelle manière de s'emparer de la syntaxe et du lexique

 

J’appelle poésie cet envers du temps, ces ténèbres aux yeux grands ouverts, ce

domaine passionnel où je me perds, ce soleil nocturne, ce chant maudit aussi bien

qui se meurt dans ma gorge où sonnent à la volée les cloches de la provocation.

J’appelle poésie cette dénégation du jour où les mots disent aussi bien le contraire de ce qu’ils disent, que la proclamation de l’interdit, l’aventure du sens ou de nonsens.

Oh ! paroles d’égarement, qui êtes l’autre jour, la lumière noire des siècles, les

yeux aveuglés d’en avoir tant vu, les oreilles percées à force d’entendre, les bras

brisés d’avoir étreint de fureur ou d’amour le fuyant univers des songes, les fantômes du hasard dans leur linceul déchiré, l’imaginaire beauté pareille à l’eau pure des sources perdues.

J’appelle poésie la peur qui prend ton corps tout entier, à l’aube frémissante du jour.                                 

 

Suivent nos textes dont les auteurs sont âgés de 4 à 8 ans.

Nous vous invitons à les lire et les relire avant d'opérer votre choix qui portera sur les 3 qui vous auront le plus touchés ( Utilisez les numéros et participez massivement)

 

                     1

L'arbre de plumes s'envole

Et se pose sur la terre brillante,

Chante en paillettes

Sur les arbres cotillons de la forêt.

 

                  2

Le cocon enragé rougit, rougit

Se dégage du paysage,

Explose en une couleur ailée

Qui applaudit sans bruit

Et partage son bonheur

Avec l'herbe rieuse.

 

             3 

Le papillon vole, vole

Dans l'arbre

Et mange des feuilles dorées.

 

             4

Ce cheval de lune

Dialogue avec l'arbre

Aux coquillages verts

Et galope entre les phares brillants

De la nuit.

 

         5 

Le rêve de la lumière

C'était qu'un petit enfant

Déploie ses ailes rouges

Pour voyager sur  la voile noire

Au- dessus du ciel.

 

           6 

L'abstrait déchire

L'humour de mes lèvres

Pour l'offrir à la courbe du ciel

Puis  au merle pleurnicheur

Qui le garde

Pour taquiner les tableaux de pluie gris.

 

               7 

Diamant noir et caillou filou

S'entrechoquent dans la géante lumière

Où les vagues vertes flottent

Dans un trou vaste

Immense mastodonte.

 

               8

Le sourire de tes yeux

Fait scintiller mes paupières

Et comme l'amour n'est pas  mensonge

Cet anneau de bonté

Nous unit à jamais.

 

                 9 

Ton pollen de beauté intérieure

Plane autour du tapis noir,

Convoque son amie la plume d'hibiscus

Et franchit la mer de volcans.

 

               10

Ma bague magique fleurit

Dans un collier d'arbres

Qui m'accueille

Vers la lumière.

 

            11

Les étoiles chantent

Et déposent  l'amour

Dans le cœur des méchants.

 

             12 

La rive de tes yeux

Bénit l'ile bleue

Aux ailes capricieuses

Qui résistent au déchirement des rochers

Et se reflètent  dans la poussière jaune mouillée.

 



13/01/2014
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